Lors d’un contrôle électrique belge, deux schémas entrent en jeu : le schéma unifilaire et le schéma de situation. On les confond souvent, alors qu’ils montrent des choses tout à fait différentes. Dans cet article, nous expliquons la différence essentielle, pourquoi les deux sont généralement nécessaires, et comment ils se complètent.
Qu’est-ce qu’un schéma unifilaire ?
Un schéma unifilaire est une représentation schématique de votre installation. Chaque circuit y est représenté par une seule ligne, quel que soit le nombre réel de conducteurs. Le schéma montre comment tout est relié électriquement : du raccordement et du compteur, en passant par l’interrupteur général et les différentiels, jusqu’à chaque circuit individuel avec son disjoncteur, sa section de câble et sa destination.
Autrement dit, le schéma unifilaire décrit la logique du tableau de répartition. Il vous indique que le circuit cuisine X est protégé par un différentiel 30 mA et un disjoncteur 16 A — mais pas où se trouve physiquement cette prise dans la cuisine.
Découvrez en détail comment réaliser un schéma unifilaire.
Qu’est-ce qu’un schéma de situation ?
Un schéma de situation (aussi appelé plan de position) part du plan de l’habitation. Sur ce plan, vous dessinez à l’aide de symboles où se trouvent physiquement tous les appareils électriques : prises, points lumineux, interrupteurs, le tableau de répartition, le coffret de raccordement, etc.
Le schéma de situation répond donc à la question OÙ — où, dans l’espace, se situe chaque élément. Il ne montre pas comment les circuits sont construits électriquement, mais bien l’emplacement de chaque appareil dans chaque pièce.
Voici comment dessiner un schéma de situation étape par étape.
La différence essentielle en une phrase
- Schéma unifilaire = COMMENT tout est relié électriquement (une ligne par circuit, la logique du tableau de répartition).
- Schéma de situation = OÙ les appareils sont physiquement placés sur le plan de l’habitation.
L’un est abstrait et électrique, l’autre est spatial et physique. Ensemble, ils donnent une image complète de l’installation.
Les deux sont-ils requis lors du contrôle ?
Lors d’un contrôle belge, les deux schémas sont en règle générale demandés. Le RGIE prévoit qu’une installation doit être documentée par un schéma unifilaire et un schéma de situation. L’organisme de contrôle s’en sert pour comprendre et vérifier l’installation sur place.
Dans la pratique, les exigences exactes peuvent varier selon la situation (par exemple pour des installations anciennes ou modifiées). En cas de doute, renseignez-vous toujours auprès de votre organisme de contrôle ou de votre contrôleur agréé sur ce qui est attendu dans votre cas précis. Il est prudent de disposer des deux schémas, corrects et à jour.
Comment se complètent-ils ?
Les deux schémas décrivent la même installation sous deux angles. Une prise qui figure dans la chambre sur le schéma de situation doit, sur le schéma unifilaire, se trouver sous le bon circuit avec la bonne protection. En les plaçant côte à côte, on peut retrouver chaque appareil : le schéma de situation indique où il se trouve, le schéma unifilaire indique comment il est protégé et alimenté.
C’est pourquoi il est pratique que les deux schémas proviennent de la même source — ainsi, ils restent cohérents entre eux.
Comment SUPLAN résout cela
SUPLAN inverse la logique et vous évite le double travail. Vous dessinez le schéma de situation directement sur le plan : vous placez les appareils là où ils se trouvent physiquement. En même temps, vous construisez le tableau de répartition comme une arborescence — interrupteur général, différentiels, disjoncteurs, circuits.
À partir de ce tableau et de ces circuits, le schéma unifilaire est généré automatiquement. Modifiez le tableau, et le schéma évolue avec lui. Vous obtenez ainsi, en un seul flux de travail, les deux schémas qui concordent, sans devoir les maintenir séparément.
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